Souvenirs Et Correspondances De Jeunesse

Author: Emile Mâle
Publisher: EDITIONS CREER
ISBN: 9782909797472
Size: 22.30 MB
Format: PDF, ePub, Docs
View: 4684

Le contexte des souvenirs d’Émile Mâle (1862-1954) est connu comme historien de l’art religieux, pour son œuvre fondateur, auquel on doit la compréhension retrouvée de l’iconographie chrétienne. Ses quatre grands livres sur l’art des XIIe, et XIIIe, XVe siècles, et sur l’art après le Concile de Trente, restent des sommes incontournables pour qui veut avoir une vue d’ensemble sur l’évolution des thèmes et les sources d’inspiration de l’art chrétien occidental. Sans doute ses lecteurs ne savent-ils pas tous les grandes lignes de sa biographie : sa naissance à Commentry, dans l’Allier - l’ancien Bourbonnais - et ses ascendants miniers et terriens; ses études brillantes, au lycée de Saint-Étienne puis à Paris, au lycée Louis-le-Grand et à l’École Normale supérieure de la rue d’Ulm; son choix d’étudier l’art chrétien français, plutôt que la Grèce antique à laquelle il se destinait d’abord; son enseignement à la Sorbonne, où un cours d’art médiéval, plus tard transformé en chaire, fut créé pour lui après le retentissement de sa thèse; son éléction à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1918, sa nomination comme directeur de l’École française de Rome en 1923 puis son élection à l’Académie française en 1927; enfin sa retraite studieuse, après avoir été choisi par l’Institut comme conservateur de l’abbaye de Châalis. Le texte inédit de ses souvenirs d’enfance et de jeunesse, que sa fille accepte de rendre public, vient à présent pour permettre une meilleure connaissance de l’homme. C’est pourquoi il a paru souhaitable, pour compléter le portrait, d’adjoindre à cette publication un choix de lettres, remontant pour la plupart à ses études au lycée Louis-le-Grand et à l’École Normale supérieure. Ces écrits ne sont pas reproduits dans leur ordre chronologique d’écriture, puisque les Souvenirs n’ont été commencés qu’en 1916. Mais les périodes qu’ils couvrent s’enchaînent : les Souvenirs se terminent sur sa nomination comme professeur de Lettres à Saint-Étienne, en octobre 1886 et sur l’évocation des voyages préparatoires à sa thèse, dans les années qui suivent. Les lettres à ses parents s’échelonnent entre décembre 1881 et août 1886; extraits choisis de sa correspondance avec ses amis normaliens Joseph Texte et Ernest Lebègue concernant la période d’avril 1885 à juillet 1897; les lettres échangées avec Georges Perrot, alors directeur de l’École Normale, vont de 1887 à 1909. (1) - Émile Mâle, L’art religieux du XIIIe siècle en France. Étude sur l’iconographie du moyen âge et sur ses sources d’inspiration, Paris, Leroux, 1898, 12e édition, le Livre de Poche, 1987; L’art religieux de la fin du moyen âge en France. Étude sur l’iconographie du moyen âge et sur ses sources d’inspiration, Paris, A. Colin, 1908, 7e édition 1995; L’art religieux du XIIe siècle en France. Étude sur les origines de l’iconographie du moyen âge, Paris, A. Colin, 1922, 8e édition 1998; L’art religieux après le concile de Trente. Étude sur l’iconographie de la fin du XVIe siècle, du XVIIe, du XVIIIe siècle. Italie, France, Espagne, Flandres, Paris, A. Colin, 1932, 4e éd., sous le titre modifié l’Art religieux du XVIIe siècle, 1984. La bibliographie des travaux d’Émile Mâle a été publiée dans les Cahiers de civilisation médiévale de Poitiers, IIe année, n°1 (janv. mars 1959) pp. 69-84 et en partie complétée dans le catalogue de Monique Kuntz : Émile Mâle et le symbolisme chrétien, Vichy, 1983.

Les Campagnes Bourbonnaises Il Y A Cent Ans

Author: André Touret
Publisher: EDITIONS CREER
ISBN: 9782909797458
Size: 66.43 MB
Format: PDF, Docs
View: 1596

Avec le siècle qui s'achève, revenons une centaine d'années en arrière ? Dans le département de l'Allier, les trois quarts de la population vivent encore dans les campagnes : grands propriétaires fonciers, fermiers généraux, métayers, petits propriétaires, domestiques et ouvriers agricoles, vignerons, ouvriers de la forêt ? Mais aussi commerçants et artisans des bourgs encore très nombreux. C'est la vie quotidienne de ces populations qui est étudiée à partir de documents d'archives. Une place importante est aussi consacrée aux pionniers du syndicalisme agricole du début du siècle : Jules Rougeron avec la Ruche viticole de Prunet, Michel Bernard avec le premier syndicat de cultivateurs de Bourbon l'Archambault, Émile Guillaumin, l'écrivain-paysan d'Ygrande, qui aide de sa plume le mouvement syndical. Un ouvrage de fond avec cartes, tableaux statistiques, photographies lettres et documents divers, qui fait revivre la condition de nos aïeux et permet de mesurer les changements intervenus au cours de ce siècle.

Les Ch Teaux Dans Les Bocages Bourbonnais

Author: Jean-Louis Etien
Publisher: Presses Univ Blaise Pascal
ISBN: 9782845163973
Size: 49.83 MB
Format: PDF, Mobi
View: 6659

Jusqu'à une date récente, le château symbolisait une domination sociale et spatiale qui s'est révélée particulièrement écrasante dans les bocages bourbonnais. L'originalité des châteaux bourbonnais tient à l'emprise qu'ils ont exercée sur les campagnes, grâce à des structures agraires très inégalitaires. C'est au début du XXe siècle que le système châtelain atteint son apogée et les châteaux s'imposent comme des points forts dans l'organisation spatiale des bocages bourbonnais. Or depuis plusieurs décennies, l'évolution économique et sociale des campagnes a été telle que le château, haut lieu chargé de symboles, ne joue plus le même rôle qu'autrefois. Représente-t-il un simple héritage appelé à progressivement s'effacer ou peut-il trouver sa place dans de nouvelles dynamiques économiques et sociales ! 'Fout contribue aujourd'hui à souligner la diversité des châteaux bourbonnais. Néanmoins, la propriété ne produit plus suffisamment de revenus polir assurer sa conservation. C'est pourquoi certains propriétaires cherchent des revenus complémentaires qui pourraient provenir d'une reconversion de leur demeure. Cependant, les résultats de ces tentatives de mise en tourisme sont bien minces. Devant l'absence de solution idoine, les propriétaires actuels manifestent une vive inquiétude. Depuis quelques années, les successions aboutissent de plus en plus fréquemment à la vente. Tout en révélant une profonde mutation de la société châtelaine, ces transactions illustrent la permanence du château en tant que symbole d'altérité sociale mais elles traduisent aussi les difficultés de gestion de cet encombrant héritage désormais amené à tenir un rôle secondaire dans un processus de développement plus global.

Daniel Hal Vy

Author: Sébastien Laurent
Publisher: Grasset
ISBN: 2246606896
Size: 68.23 MB
Format: PDF
View: 5434

Daniel Halévy naît en 1870 dans une famille de juifs bavarois installés en France au moment de la Révolution française, et qui s'agrégea au XIXème siècle à la bourgeoisie protestante libérale parisienne. C'est un judaïsme laïque et libéral, assimilé, qui sera transmis à Daniel par son père, librettiste d'Offenbach puis romancier élu à l'Académie française. Au lycée Condorcet, Daniel Halévy fonde avec Proust groupes et revues, tandis que dans le salon familial, il fait la connaissance de Barrès, Gide ou Henri de Régnier. Il découvre Nietszche dont il devient le premier traducteur et le premier biographe, délaissant le dilettantisme lycéen pour entamer une véritable carrière littéraire. C'est également à cette époque que s'affirme son goût pour l'engagement politique : tenant d'un socialisme hétérodoxe, antimatérialiste et antiparlementariste, partisan de l'autonomie ouvrière et du principe coopératif, il sera l'un des fondateurs des Universités Populaires puis de l'Enseignement Mutuel. Halévy est parmi les premiers dreyfusards. L'attitude de la classe politique et de la presse, en majorité antidreyfusarde, mais aussi la position des républicains, ne fera que conforter chez Halévy son antiparlementarisme. Sa rencontre avec Charles Péguy en 1900, sa collaboration aux célèbres Cahiers de la Quinzaine, consacrent le retour de Halévy à des écrits plus littéraires. Les années d'entre-deux-guerre marquent l'apogée de sa carrière comme critique, essayiste et journaliste, mais aussi comme éditeur : en 1920, il fonde chez Grasset les Cahiers Verts qu'il dirigera pendant treize ans - il publie alors, parmi d'autres, Maurois, Malraux, Mauriac, Benda, Guilloux, Giono ou Montherlant... C'est aussi dans ces années que, déçu par les libéraux et inquiet de l'avenir de la civilisation européenne, il se rapproche nettement de la droite maurassienne. Après sa critique de la Troisième République (La République des ducs, La Fin des notables), c'est finalement l'ensemble de l'oeuvre républicaine qu'il met en cause. Cette évolution idéologique dans l'entre-deux-guerre le conduira à soutenir le gouvernement de Vichy et la Révolution nationale dès les premiers jours de l'armistice. Halévy meurt en 1962, après avoir échoué une deuxième fois à entrer à l'Académie française.